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La dévotion mariale dans l’Ordre

Les Constitutions 
Notre Ordre voit la Vierge Marie comme la fille du Père, la mère du Fils et le Temple du Saint-Esprit. Marie qui s’est donnée toute entière au mystère du salut de l’humanité. Elle est l’humble servante du Seigneur, Mère de l’Église, Signe de la consécration religieuse.
C’est pourquoi les Frères, entourent la Vierge Marie d’affection et de piété filiale. Ils la vénèrent selon la tradition la plus ancienne de l’Ordre sous le titre de la
Bienheureuse Marie, Vierge-du-Bon-Remède, titulaire principale de l’Ordre.

Ils célèbrent le samedi, en son honneur la messe votive et l’office divin, et récitent le chapelet.

La Réforme trinitaire au XVIe siècle, avec saint Jean Garcia (Jean-Baptiste de la Conception), ajouta le Rosaire à 7 dizaines à la ceinture de l’habit.
Avec les accommodements raisonnables de 1970 dans l’Ordre,
le port du rosaire est facultatif. 7 dizaines pour les 7 douleurs de Notre-Dame. C’était un signe évident et extérieur de notre dévotion à la Vierge Marie. Aussi, c’était d’avoir à portée de la main, le rosaire pour la récitation d’Aves dans les allées et venues.
Saint Simon de Rojas, grand dévot à la Vierge, fit imprimer des milliers d'images de la Sainte Vierge avec l'inscription: "Ave Maria". Il avait fait faire des chapelets de soixante-douze perles bleues sur un cordon blanc, symbole des 72 années de vie de la Vierge Marie. Grâce à son influence à la cour, il fit graver "Ave Maria" en lettres d'or sur la façade du palais royal de Madrid.

L’Angélus

Dans l’Ordre, on récite trois fois par jour l’Angélus. Trois en l’honneur de la Trinité : Aux Laudes le matin; à midi à l’office du milieu du jour; le soir aux Vêpres.
C’est aussi en quelque sorte, le bréviaire des pauvres paysans qui ne pouvaient participer à l’office en latin au chœur des moines. Trois antiennes suivies d’un Avé correspondant aux trois Psaumes. Une oraison. Trois Gloire au Père….


Petite Histoire de l'Angélus

Les origines de l'Angélus sont assurément liées à la diffusion de l'Ave Maria comme prière privée. Rappelons que l'Ave Maria ne comporta d'abord que la salutation de l'ange Gabriel et celle d'Élisabeth, selon le texte de saint Luc (I, 28 et 42) :
Réjouis-toi, pleine de grâce; Le Seigneur est avec toi; Bénie es-tu entre les femmes; Et béni soit le fruit de ton sein !
Le légendaire marial qui connut une si grande vogue au XIIème siècle (époque de Jean de Matha et de Félix de Valois) prouve combien était répandue chez les fidèles la récitation de l’Ave Maria. Tradition parmi d'autres qui a pour intérêt de montrer que l'institution du pieux exercice de l'Angélus s'est faite progressivement. Retenons comme point de départ l'usage de la récitation quotidienne de trois Ave Maria.

    On dit que saint Bonaventure (en 1269) eut bien soin de faire tinter la cloche pour appeler ses religieux et les fidèles d'alentour à réciter les trois Ave d'après complies. D'emblée la prière fut associée au tintement de la cloche. Pendant longtemps, on s'en tint là.
      Au XIIe siècle, c'est assurément le siècle où se développe cet aspect de la piété mariale qui associe la Vierge à la Passion du Christ. C'est le siècle où se diffuse et compose des hymnes sur les sept douleurs de Marie, où naît Salve Mater Dolorosa.
        En 1456, le pape Calixte III, dont le souci majeur est de parer au danger turc, prescrit une croisade de prières et demande que les cloches tintent trois fois le jour et qu'à chaque fois l'on récite trois Pater et trois Ave. La victoire de Belgrade (1456) sauve momentanément la chrétienté, mais les Turcs restent redoutables et menaçants.
        Le roi Louis XI, en 1472, prescrit à tout son royaume l'extension de l'Angélus à midi, et demande qu'à cette heure-là
        l'intention de prières soit la paix. Aussi appelle-t-on l'Angélus de midi : " l'Ave Maria de la paix ".
        Dès lors, le triple Angélus avec sa triple sonnerie est attesté un peu partout en Occident : le pape Alexandre VI, qui fut loin d'être un saint, en confirma en 1500, les dispositions de Calixte III.  


        C'est au XVIème qu’on fixa et généralisa la forme de l'Angélus

        Tel que nous le récitions aujourd'hui. On le trouve dans un Petit Office de la Sainte Vierge imprimé à Rome au temps de saint Pie V (1566-1572). Ce fut Benoît XIV qui prescrivit de remplacer l'Angélus pendant le Temps Pascal par le Regina Coeli.


        Lien entre l’Angélus et la Trinité

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