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Œuvre des hôpitaux

La Règle prescrivait de consacrer :
-un tiers des revenus à l’entretien des religieux
-un tiers au rachat des captifs
-un tiers à l’hospitalité comme œuvre de miséricorde.

Ainsi donc, il y eut dès le début, des maisons qui eurent des hôpitaux mais ne furent que des hôpitaux : Metz, Estaires près de Lens, Douai, Pontarmé, au Bourget, à Paris avec le couvent des Mathurins.


Voici un aperçu des fondations d’hôpitaux au cours de la vie de Jean de Matha.


Meaux et Paris
A Braia : hôpital et ses dépendances
Étampes : hôpital et ses dépendances
Paris : hôpital et ses dépendances

En Provence
Marseille : hôpital St-Martin; hôpital Ste-Trinité
St-Gilles : hôpital St-Jacques

En Catalogne
Lerida : hôpital Pedro Moliner
Tolède et Castille : il y avait 15 maisons trinitaires dont l’hôpital Ste-Trinité
Burgos: hôpital Ste-Trinité
Aragon : hôpital Daroca

Rome
Le 12 juillet 1209, Innocent III fit don d’une église St-Thomas in Formis. Jean de Matha fit construire un hôpital qui porta le même nom de St-Thomas in Formis parce qu’il y avait un aqueduc appelé « in Formis ».

En Orient
Il y eut les hôpitaux trinitaires à St-Jean d’Acre, à Césarée, à Jaffa et à Beyrouth.

Germana LLona o.ss.t.
J. de Matha, fondateur et rédempteur
Pp 291-294


Lors de la peste de 1730, les trinitaires firent courageusement leur devoir. Trente (30) religieux sont morts de la contagion. Entre autres ce frère convers, infirmier à l’hôpital, le provincial Michel Trossier, le vicaire général Ignace Roux, les curés Félix et Reynaud, Dominique Pépin et Ignace Tide, morts à l’infirmerie. Maurice Quier servait les pestiférés avec dévouement sur la rue.

A la mort du Frère Nicolas, général de 1231 à 1257, l’Ordre comptait
5,000 religieux, d’une telle ferveur spirituelle et morale que de toutes parts les évêques, les princes et les rois les demandaient comme aumôniers.

L’Ordre entier s’adonnait aux œuvres de miséricorde, surtout le rachat des captifs
et à l’hospitalisation des infirmes et des étrangers.

Il n’y avait aucune maison qui n’eut son hôpital comme annexe. Ceci fut en usage jusqu’au XVIIe siècle. C’est après le généralat du Fr Nicolas que l’Ordre connut un déclin avec le successeur Fr Huguo le Flamand. Gaguin en parle en termes sévères. Cf Les Ministres généraux, François Stroobants, Marseille, 1966, page 36-39


La pastorale hospitalière dans le province canadienne


Dans la province trinitaire canadienne, on favorisa l’œuvre de miséricorde envers les malades et les personnes âgées. Plusieurs religieux furent aumôniers d’hôpitaux ou de Centres d’accueil :