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Laïcat ou Ordre Séculier Trinitaire ou le Tiers Ordre Trinitaire

Il y a trois Ordres chez les Trinitaires : les religieux prêtres et les frères coopérateurs. Il y a les religieuses moniales et les sœurs de vie active. Il y a aussi les associés mariés ou célibataires. Autrefois on utilisait le terme de premier Ordre pour les religieux, le second Ordre pour les moniales et le Tiers-Ordre ou institut séculier pour les laïcs. Aujourd’hui on emploie les Associés trinitaires, ou Fraternité séculière. On dit aussi le terme de Famille trinitaire. Qu’est-ce à dire ?

Tout cela regroupe en association les fidèles de toutes conditions qui souhaitent tendre à une vie chrétienne en participant au charisme et à la mission, à la spiritualité et au Projet de Vie du Laïcat trinitaire.

Les constitutions no 187 spécifient :

« Les maisons entretiennent des liens particuliers avec les autres Instituts de la Famille trinitaire et avec leurs membres. On manifeste ces liens en maintenant l’esprit de la fondation de l’Ordre par l’accueil et l’ouverture aux mêmes valeurs spirituelles et par l’assistance mutuelle et la collaboration ».

1. « Les moniales expriment l’aspect contemplatif de la Famille trinitaire. Dans la solitude, l’oraison, le travail, elles s’adonnent au dialogue intime avec la Trinité ». No 188

2. « Les congrégations de sœurs qui partagent le charisme de l’Ordre, travaillent selon leur style de vie, à la gloire de la Trinité en réalisant diverses œuvres de miséricorde et de rédemption ». No 189

3. « Les Instituts séculiers ou Ordre séculier ainsi que les associations trinitaires, participent dans le monde au charisme trinitaire. Par leur caractère séculier, ils cherchent à transformer le monde à la manière d’un ferment ». No 190

4. « Les bienfaiteurs et collaborateurs méritent notre gratitude, notre bienveillance et notre charité. Nous répondrons à leurs besoins spirituels et temporels ». No 191a

4. « Nos familiers et domestiques; nos parents sont comptés parmi les premiers bienfaiteurs. Nous leur exprimerons notre gratitude et notre amour de façon concrète ». No 191b

5. Il y a encore les Oblats. A l’époque de la fondation de l’Ordre, le terme était OBLAT, ces personnes qui se donnaient à l’Ordre. Il y eut, par exemple, Sylvain Thibeaud, originaire de Val d’Or. Il s’offrit comme Oblat trinitaire. Il reçut l’habit. Il décéda à 35 ans à la Maison Dehon à Montréal. Il repose au cimetière de la communauté à Longueuil.

Nous pensons encore à Bérenger, seigneur d’Anguillare, baron de Catalogne et sa femme Angéline. Ils fondèrent un hôpital et travaillèrent conjointement avec les religieux et les religieuses. Il y avait aussi Alfonse VIII de Castille.

Le général de l’Ordre, Bernard Dominici, en 1584, approuva la Règle et les statuts des Frères et Sœurs du Tiers-Ordre de Sainte-Trinité. Ces associés à l’Ordre portaient un habit : une tunique blanche avec le scapulaire de l’Ordre avec la croix rouge et bleue. On faisait une année de noviciat et professait ensuite :

« Moi, frère N… ou sœur N… j’ai confiance en la Sainte Trinité, à la sainte Vierge Marie, aux bienheureux Jean et Félix et à vous, Père N….. Je propose avec intention pure et droite de garder les commandements de Dieu, d’amender mes mœurs, de vivre avec plus d’amour de Dieu et du prochain, ne pas m’intéresser aux plaisirs du siècle pour avancer dans la sainteté et aider mon prochain à la gloire du Père et du Fils et du Saint Esprit. »

Régulièrement, la Famille trinitaire se rencontre pour prier avec les communautés, recevoir de l’enseignement sur la spiritualité de l’Ordre et pour participer à des œuvres de miséricorde. Ils assistent aux fêtes et aux activités de la communauté.

Il y eut aussi des Confréries, par exemple à Rouen, différentes du Tiers-Ordre, qui avaient leur propre statut en 1670.

En 1986, en Espagne, à Rome et à Cerfroid en 1988, à Salamanca en 1989, il y eut des rencontres internationales pour préciser et pour formuler l’identité du laïcat trinitaire.

En 1989, le Projet de Vie du Laïcat trinitaire fut approuvé. Ce Projet invite à aller de l’avant pour développer la dimension séculière du charisme trinitaire.

Et depuis, se poursuivent rencontres et réunions internationales avec les trois branches de l’Ordre. La dernière eut lieu à Avila en 2012.

La prochaine se célébrera à Madrid en 2013 à l’occasion du 8ème centenaire du décès de Jean de Matha et du réformateur Jean Garcia.
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Au cours des siècles,
l’Église a canonisé et béatifié des Tertiaires trinitaires.
Voici quelques noms.

Saint Jean De Ribera. Né en 1532 à Séville (Espagne). Il se consacra à Salamanque aux études théologiques et littéraires. Ordonné évêque, il occupa les diocèses de Badajos et ensuite de Valence. Il veilla à promouvoir la pureté des mœurs et à donner au clergé une solide formation doctrinale, spirituelle et pastorale. Il décéda à Valence en janvier 1611. On le fête le 7 janvier

Saint Vincent Palloti. Il est né à Rome en 1795. Prêtre, il enseigna la théologie au Séminaire romain. Il fonda la Société de l’Apostolat Catholique (les Pallotins) dans le but d’affermir la foi et pour des œuvres de miséricorde. Il décéda en janvier 1850. Fêté le 22 janvier.

Bx Didace de Cadix. Natif de Cadix (Espagne) en 1648. Capucin, il fut prédicateur à travers l’Espagne. Il portait à une vie morale et à la piété ses auditeurs. Il fut propagateur de la dévotion mariale et à la sainte Trinité. Il est fêté le 24 mars.

Saint Benoit Joseph Labre. Né en France d’une humble famille en 1748. Il tenta à plusieurs reprises d’entrer dans des monastères. Les Chartreux, entre autres. Mais en vain. On lui recommanda d’être moine dans le monde. Il entreprit donc des pèlerinages, surtout en Italie, où il se fit remarquer par ses visites dans les sanctuaires et églises. C’est à Rome qu’il décéda le 16 avril 1783. On le fête le 16 avril.

La Bse Anne-Marie Taigi. Née à Sienne en 1769. Venue à Rome, elle se maria et eut 7 enfants. Mère de famille, elle avait le temps de s’adonner aux œuvres de miséricorde envers les pauvres et les malades. Mystique, on venait à elle pour recourir à ses conseils (prêtres, évêques, cardinaux). Décéda en 1837. Son corps repose en notre basilique de Saint-Chrysogone à Rome. Fêtée le 9 juin.

Le Bx Innocent XI. Né à Côme en 1611. Gradué d’un doctorat, il s’incardina au clergé romain. Il remplit des charges à la Curie romaine et fut créé cardinal, évêque de Novare. Il fut élu pape en 1676, gouvernant l’Église en ces temps pénibles et de contradictions. Il approuva les constitutions des Récollettes trinitaires de la vénérable Angèle Marie de la Conception. Il décéda en 1689. On le célèbre le 12 août.


Saint Louis IX, roi de France. Né en 1214, il devint roi à 22 ans. Il eut 11 enfants. Dans l’administration du royaume, il avait en vue la paix et le bien-être de ses sujets. Il entreprit des croisades pour libérer le Saint Sépulcre.

Un fait saillant du généralat du Frère Nicolas, 5ème ministre général, (Au début de l’Ordre, tous les religieux de l’Ordre sont appelés « Frères » (Fratres Domus Sanctae Trinitaris. Frater N… minister domus sanctae trinitatis) Règle no 17.

Le fait saillant de son généralat fut son départ pour la Croisade avec Saint Louis de France. De 1248 à 1254, Fr Nicolas demeura en Orient et partagea avec la captivité du roi de France. Pendant ce temps, son vicaire général, Fr Simon, ministre à la maison de Paris, gouverna l’Ordre.

Saint Louis IX avait envers l’Ordre une dévotion particulière. Il le favorisa en protégeant les maisons du Royaume français. Il fit cadeaux d’objets précieux et de reliques (une épine de Notre-Seigneur). La maison de Paris conserva un manteau, des gants de soie et un écrin ayant appartenu au roi.

Le roi installa un couvent de Trinitaires dans son château de Fontainebleau en 1259. Il demanda aux aumôniers diocésains de revêtir l’habit trinitaire. Lui-même, Louis, assistait aux Offices dans le chœur parmi les religieux revêtus de l’habit. Il fut admis avec sa famille comme Tertiaire de l’Ordre.

En 1270, le roi décéda de la peste dans les bras du Frère Nicolas, ministre général, aux portes de Tunis. Fêté le 25 août.

Un tableau (une peinture) représentant la scène de sa mort dans les bras du Fr Nicolas se trouve au Panthéon de Paris, rue d’Ulm, dans le Quartier latin.

La Bse Élisabeth Canori-Mora. Née à Rome. Elle se maria avec un avocat qui fut frivole. Elle souffrit beaucoup de ce mariage. Elle fut rejetée par la belle famille. Elle eut 2 enfants avec qui elle vécut pauvrement. Elle entra dans le Tiers-Ordre trinitaire en même temps qu’Anne-Marie Taigi. A sa mort, le mari se convertit et devint prêtre chez les Franciscains conventuels. Elle fut béatifiée par Jean Paul II. Elle est fêtée le 4 avril.